Votre guide pratique de la reconversion pro. après 40 ans

Comment survivre dans un job qu’on ne supporte plus mais qu’on ne peut pas quitter

Le mal être au travail touche tout le monde à un moment ou à un autre de sa carrière. En toute logique passé 40 ans, vous avez plus de chance d’être en plein dedans ou d’y avoir droit dans pas longtemps.

Comment survivre dans un job qu’on ne supporte plus mais qu’on ne peut pas quitter

Je vais vous parler du pourquoi nous ne supportons plus un travail qui pourtant nous a plu.

Je vais vous parler aussi des façons d’y faire face : l’affronter, le fuir ou l’accepter.

Pour finir je vais vous donner 7 méthodes qui vous permettront de survivre au mal être au travail quand vous n’avez pas la possibilité de quitter votre boulot.

Car changer de métier, n’est pas toujours possible. C’est un luxe que certains ne peuvent pas se payer, alors qu’ils ou elles sont malheureux au travail.

Ce sont quelques idées pour survivre au boulot quand on en a ras la casquette ou pire, quand on est proche du pétage de plombs.

Ce sont des techniques que j’ai moi-même utilisées durant une grande partie de ma vie professionnelle.

Oui j’ai fait plusieurs reconversions, mais j’ai eu plus d’années à survivre à des postes qui me rendaient malade, que d’années motivantes et épanouissantes.

Durant ces années de vaches maigres j’ai utilisé beaucoup de petits trucs pour arriver à me lever le matin et à partir au travail.

Ces moyens ont donc été les miens, ils peuvent être les vôtres, ou pas…

Cela n’est bien entendu pas exhaustif, d’ailleurs si vous avez vos trucs à vous n’hésitez pas à les partager ci-dessous, je suis sûr que cela intéressera du monde.

Toutes ces méthodes, ces moyens, sont à la portée de toutes et de tous, que vous soyez employé, cadre ou manager et même indépendant.

 

LA FUITE N’EST PAS LA SEULE SOLUTION

Le mal être au travail arrive à tout le monde, et logiquement plus vous avancez en âge plus vous avez des chances que ça vous arrive.

Et c’est souvent le cas, nous entrons dans une boîte super motivé par un poste, et les années passent…

L’intitulé de notre poste change, nous ne faisons plus exactement ce qui nous plaisait, nos boss partent vers d’autres horizons, de nouvelles personnes arrivent, souvent plus jeunes, nous ne parlons plus de la même chose à la machine à café avec nos collègues, et d’un seul coup nous avons de plus en plus de mal avec le lundi matin, pour qu’ensuite tous les jours deviennent des lundis matin…

Ne pas être bien au travail ça peut être :

Le principale symptôme de ce mal être au travail, notre moral :

  • ça commence par le moral à zéro le lundi matin.
  • puis vous passez au moral à zéro le lundi matin, le mardi matin, le mercredi matin, le jeudi matin et même le vendredi matin.
  • puis vous passez en plus au dimanche soir morose avec la boule au ventre.
  • Et vous finissez avec tous les soirs et tous les matins de la semaine…

 

Nous avons de bonnes raisons de ne plus supporter notre boulot

Passez un certain âge ne plus supporter son boulot est normal, logique, voir (peut-être) salutaire.

Donc si c’est votre cas ne vous en faites pas, vous êtes tout à fait normal et vous n’avez pas à culpabiliser de ne plus aimer ce que vous avez pourtant adoré avant.

Etre bien dans son travail cela tient à si peu et l’équilibre est si précaire, qu’à un moment ou à un autre cela nous tombe sur la tête : nous ne supportons plus d’aller au boulot.

Rendez-vous compte, pour que vous soyez bien dans votre emploi il faut :

  • un métier qui vous plaît et qui a du sens (aujourd’hui, pas hier ou demain)
  • des conditions de travail adéquates (reconnaissance, autonomie, créativité, …)
  • des relations saines avec les autres (collègues, collaborateurs ou supérieurs)

Autant dire que nous avons plus de chance d’être en déséquilibre qu’en équilibre.

Cela veut aussi dire que ne plus supporter son travail, c’est en fait très vague.

  • peut être est-ce le métier que vous faites qui ne vous plaît plus, après tant d’années à faire la même chose vous en avez peut être fait le tour.
  • peut-être que la direction a changé, et que ce qu’on vous demande n’a plus rien à voir avec la voie suivi avant.
  • ou bien votre relation avec un collègue c’est dramatiquement dégradé.

Donc prenez le temps, avant toute action inconsidérée, de faire le point sur votre situation professionnelle, pour bien comprendre ce qui ne va pas.

 

Les 3 réactions possibles face à la démotivation et au ras-le-bol

Vous pouvez avoir 3 réactions face au mal être au travail :

  • l’affronter
  • le fuir
  • l’accepter

Je ne le répèterais jamais assez : il n’y a pas de bonne ou de mauvaise réaction, il y a juste celle qui vous convient le mieux à un moment donné.

D’ailleurs n’écoutez pas ceux qui vous disent que telle ou telle réaction est la meilleure pour vous, ils ne sont pas à votre place et ne le seront jamais, la seule personne qui sait c’est vous, et vous seul.

 

Affronter

C’est passer à l’action et essayer de résoudre le problème qui nous met dans l’état où nous sommes.

  • Nous allons parler à notre supérieur qui nous donne des objectifs intenables
  • Nous recadrons un subalterne qui arrive continuellement en retard

Je dirais que c’est la solution la plus pratique et la plus rapide. C’est aussi à mon sens la plus incertaine, car nous ne savons pas ce qu ça peut donner comme résultat.

Je l’ai beaucoup pratiqué, malheureusement sans savoir vraiment m’y prendre et cela dégénérait souvent en conflit.

 

Fuir

C’est le départ de votre job actuel, que ce soit en changeant de boite ou en changeant de métier.

Malheureusement cette solution n’est pas toujours possible, ou semble impossible.

Il y a plein de “bonnes raisons” pour ne pas changer de métier surtout passé 40 ans :

  • Le crédit de la maison à payer
  • les études des enfants
  • le sentiment qu’on ne sait rien faire d’autre
  • la peur du changement
  • on se sent trop vieux

Une reconversion professionnelle c’est un choix que l’on fait. Avec mon expérience, et quoi qu’en disent certains, je trouve qu’il est souvent plus courageux d’Affronter ou d’Accepter une situation professionnelle difficile que de la Fuir en choisissant une reconversion professionnelle.

Mais ce n’est que mon avis…

 

Accepter

Entendons-nous bien, Accepter ne veut pas dire se résigner, bien au contraire.

Accepter c’est :

  • voir les choses différemment
  • apprendre à changer ses comportements
  • apprendre à s’adapter

Je dois dire que c’est la solution que je trouve la plus dure, en tous les cas pour moi.

C’est celle qui nous demande de changer, chose que nous n’aimons pas du tout faire, avouons-le.

Nous avons plus tendance à nous dire, ou même à dire aux autres :

mais merde ! c’est mon nouveau boss qui est nul et c’est moi qui devrait changer ma façon de travailler et de voir les choses ?!

 

7 MOYENS CONCRETS DE SURVIVRE AU MAL ÊTRE AU TRAVAIL

La particularité de ces différents moyens, c’est qu’ils dépendent totalement de vous.

J’aurais pu vous parler de réorganiser votre job, d’améliorer la qualité de vie à votre travail, de reconnaissance, de mission d’entreprise, etc…

Je ne le fais pas car ce sont des moyens qui ne dépendent pas de vous, soit en partie soit en totalité.

Qui ne dépendent pas de vous cela veut dire que vous ne pouvez vous-même faire bouger les choses.

Cela a une contrepartie : une fois que vous aurez lu les lignes qui suivent vous devenez seul responsable de votre situation.

Aujourd’hui vous pouvez dire que vous ne savez pas comment faire pour :

  • que ça aille mieux
  • ne plus être irascible avec ses proches
  • ne plus être continuellement stressé

Maintenant vous savez qu’il y a une ou plusieurs manière d’améliorer les choses, en fait il est trop tard, vous êtes devenu consciemment le seul responsable de votre situation.

Alors, autant lire la suite non ?

 

1. Partager son fardeau

Mal être au travail : comment survivre dans un job qu’on ne supporte plus mais qu’on ne peut pas quitter 2#1

Nous avons apparemment une tendance naturelle à garder pour nous ce qui nous ennui, nous rend mal, nous gène, …

On garde les choses pour soi parce qu’on ne veut pas faire d’histoire, ou on ne veut pas déranger, ou parce qu’on n’aime pas se plaindre, ou une autre raison tout aussi valable.

Pourtant cela fait du bien de parler calmement et sereinement de ce qui nous pèse :

  • ce N+1 qui nous harcèle continuellement
  • ces horaires de dingue que vous devez supporter
  • ce manque de considération pour votre travail

toutes ces choses qui font que nous ne nous sentons plus bien, ni à notre place dans notre job.

Pourtant nous n’en parlons pas, enfin pas vraiment. Nous pouvons évoquer le sujet avec notre conjoint ou des amis, mais c’est plus sur le ton de la discussion.

C’est comme de parler du temps qu’il fait ou du dernier film que nous avons vu.

Ne nous impliquons pas, nous ne nous découvrons pas, surtout pas, être fort et ne pas passer pour un faible !

Et comme nous n’en parlons pas cela devient un fardeau de plus à porter.

Et oui :

  • notre travail nous pèse
  • ne pas en parler nous pèse aussi

Résultat : une double peine !

Partager son fardeau c’est en parler pour que ça sorte, pas pour avoir des solutions ou des conseils, juste pour être écouté.

Par exemple vous pouvez allez voir un Psychologue ou un Coach, ou quelqu’un qui saura réunir tout ce dont vous avez besoin, comme  :

  • la bienveillance
  • l’écoute
  • la neutralité
  • du non jugement

 

2. Equilibrer sa vie pro et sa perso

Mal être au travail : comment survivre dans un job qu’on ne supporte plus mais qu’on ne peut pas quitter 2#2

Etre obnubilé par son travail c’est bien… au travail… Quand vous le faites déborder sur votre vie personnelle là ça ne va plus.

Il arrive souvent que plus les responsabilités augmentent au travail, plus le travail empiète sur votre vie personnelle.

Cela va du petit empiètement, comme rester un peu plus tard au travail, au gros empiètement, comme ramener du travail à la maison, ou pire, penser au travail à la maison.

Si vous êtes dans un emploi que vous ne pouvez plus voir en peinture il est temps de lever le pied et de cloisonner fermement professionnel et personnel.

C’est simple : avant et après le travail vous ne parlez plus travail, vous ne pensez plus travail.

Vous allez me dire que vous avez beau ne plus supporter votre travail, vous restez un bon professionnel, et un bon professionnel se doit de ne penser qu’à son boulot.

Ça c’est ce qu’on appelle une croyance, par exemple :

En France on pense que l’implication et le professionnalisme c’est de rester tard au travail, en Allemagne si vous restez tard au travail vous êtes considéré comme incompétent.

Même action, deux résultats différents.

Par exemple, j’ai toujours été vu comme un bon professionnel alors que durant 30 ans j’ai tenu des heures strictes et une totale séparation entre mon travail et ma vie perso.

Au début cela peut être difficile, les mauvaises habitudes sont dures à perdre, mais vous verrez que cela vient vite, surtout si vous ne pouvez plus voir votre travail en peinture.

Avec cette méthode vous laissez votre problème professionnel là où il doit rester : au bureau.

 

3. S’autoriser à penser à soi

Mal être au travail : comment survivre dans un job qu’on ne supporte plus mais qu’on ne peut pas quitter 2#3

On subit souvent, consciemment ou inconsciemment, la pression des autres : de sa famille, de son conjoint, de ses amis, de ses collègues, de la société, …

C’est aussi souvent le cas pour nos actions, nous voulons faire plaisir (à l’autre), nous ne voulons pas décevoir (les autres), nous avons peur du jugement (des autres), …

Penser à soi c’est se demander ce qu’on veut vraiment, c’est trouver des choses qui nous font plaisir à nous, c’est s’autoriser à faire des choses non plus pour les autres mais pour soi.

C’est avant tout se connaître et avoir un minimum confiance en soi pour savoir dire non et savoir si un choix que l’on fait est pour soi ou pour les autres.

 

4. Trouver une passion (dévorante)

Rien de mieux que de se trouver un dada, un hobby, un centre d’intérêt, quelque chose qui nous passionne et qui nous donne envie de nous lever le matin.

Tout est bon, du moment que vous aimez ça et que vous êtes motivé à le faire.

Pas de durée, cela durera le temps que ça durera, 6 mois ou 10 ans vous verrez bien.

Vous constaterez que les journées au boulot vont passer plus vite et deviendront plus tolérables.

Pour moi cela a été par exemple les jeux vidéos, la photographie, la cuisine, …

 

5. Se mettre secrètement sur un projet en interne

Cela peut paraître bizarre de dire ça, mais se mettre sur un projet professionnel dans une boite ou un job qu’on ne supporte plus ça peut avoir des effets bénéfiques.

En fait ce n’est pas si bizarre que ça, la motivation au travail tient en partie à l’autonomie et à la créativité et c’est ce que va vous apporter un tel projet.

Et en bonus, viendra souvent s’ajouter la reconnaissance, elle est pas belle la vie ?!

Un tel projet peut prendre des formes diverses :

  • changer un process qui vous semble améliorable
  • mettre en place de nouveaux outils
  • organiser un évènement

Surtout gardez le secret jusqu’à ce qu’il soit prêt.

Soumettre l’idée à sa hiérarchie avant, c’est le moyen le plus rapide pour qu’un projet ne voit jamais le jour.

 

6. Se mettre sur un projet motivant (en externe)

Même chose que précédemment mais cette fois hors du cadre de votre travail, et ça a les même avantages qu’un projet en interne.

Construire quelque chose en dehors de votre travail est souvent une très bonne chose, cela peut vous permettre de trouver à l’extérieur ce que vous ne trouvez plus au travail.

Cela peut prendre plein de forme :

  • s’occuper d’une association
  • se mettre auto-entrepreneur pour une petite activité annexe
  • ouvrir un blog sur un sujet qui vous plaît

J’ai par exemple créé des communautés sur internet autour de jeux en 95 et j’ai ouvert différents blogs sur les sujets qui me passionnaient .

J’en connais qui ont ouvert une boutique en ligne pour vendre des articles de pêche, d’autres qui ont créé une boite de location de scooters des mers ou d’autres qui s’occupent d’associations en tant que Président, trésorier ou bénévole.

Les idées ne manquent pas.

 

7. Travailler sur soi

C’est (très) souvent quelque chose qu’on ne fait pas : apprendre à se connaître.

C’est s’intéresser à son développement personnel gratuitement, c’est à dire sans objectif, juste pour en apprendre plus sur soi-même.

Mais pourquoi le travail sur soi vous ferait-il survivre à votre travail ?

Parce que cela va donner la possibilité de voir les choses autrement et que cela modifiera votre comportement.

Aujourd’hui ce genre de discours peut vous paraître étrange voir incongru, et c’est normal, j’étais pareil.

C’est pour ça que cela ne sert à rien que je vous en parle plus, vous ne pourriez pas comprendre.

Je dis ça en toute bienveillance, parce que c’est vrai, ce n’est pas quelque chose que l’on peut comprendre sans l’avoir vécu.

Si jamais vous choisissez d’essayer cette méthode, vous comprendrez ce que je veux dire.

 

S’OUVRIR DES POSSIBILITÉS POUR LE FUTUR

Comme je vous le disais plus haut, ces différentes méthodes m’ont grandement aidées à :

  • tenir pendant mes 30 ans de salariat
  • me reconvertir plusieurs fois

Ce n’est que maintenant que je comprends le lien entre les soucis que je rencontrais et ce que je mettais en place pour y faire face.

Je me suis aussi rendu compte que c’est aussi grâce à ça que j’ai pu me reconvertir, notamment grâce principalement à la méthode #4, et aussi à toutes les autres.

Gardez bien à l’esprit que survivre ne veut pas dire se résigner. Cela ne veut pas non plus dire se battre tous les jours, parce que ce n’est pas tenable sur la distance.

Tout ce qui vous fait sortir du ras-le-bol quotidien de votre job, vous donne la possibilité de souffler et de changer ce qui ne va pas.

Cela peut aussi vous permettre de vous ouvrir de nouvelles possibilités pour demain, et pourquoi pas vous donner la chance de fuir ce métier que vous ne supportez plus.

 

ATTENTION !

Ces méthodes ne fonctionnent que si… elles sont utilisées.

Cela peut paraître évident, mais c’est toujours mieux en le disant.

Lire un article ou découvrir une information c’est bien, mettre en pratique c’est mieux et c’est surtout efficace.

Si vous voulez sincèrement survivre dans un boulot que vous ne supportez pas, vous devez, à un moment ou à un autre, agir.

Vous n’arriverez jamais à faire avancer quoi que ce soit par la seule information, c’est l’action qui amènera le changement dont vous rêvez.

 
A bientôt,
Eri Schön

Oui, je veux un plan pour ma reconversion !

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